Formation CybersécuritéCybersécurité au poste de travail : comprendre la menace réelle et le cadre juridique, démasquer l'hameçonnage et l'ingénierie sociale, maîtriser ses mots de passe et la double authentification, faire face aux rançongiciels grâce aux sauvegardes, manipuler les données personnelles dans les règles du RGPD, et travailler en mobilité et en télétravail en sachant réagir dans la première heure — sur la base du règlement (UE) 2016/679, du code pénal (art. 323-1 s.), des recommandations de la CNIL et de l'ANSSI et des données de Cybermalveillance.gouv.fr. Touchez un module pour l'ouvrir.
Deux sources publiques françaises font autorité, et elles ne mesurent pas la même chose :
| Source | Ce qu'elle compte | Dernier chiffre publié |
|---|---|---|
| Cybermalveillance.gouv.fr (GIP ACYMA) |
Les demandes d'assistance déposées sur sa plateforme, par les particuliers, les entreprises et les collectivités | 504 000 demandes en 2025 (+ 20 % vs 2024), dont 93 % de particuliers et 7 % de professionnels (33 012 demandes) Rapport d'activité 2025, publié le 26 mars 2026 |
| ANSSI (agence nationale) |
Les événements de sécurité traités par l'Agence : signalements et incidents, sur un périmètre bien plus étroit (opérateurs, État, entités critiques) | 3 586 événements en 2025 (− 18 % vs 2024), dont 2 209 signalements et 1 366 incidents Panorama de la cybermenace 2025, réf. CERTFR-2026-CTI-002, mars 2026 |
C'est le point que la plupart des formations ratent. On répète partout que « l'hameçonnage est la première menace ». C'est vrai pour les particuliers. C'est faux pour les entreprises.
| Rang | Particuliers (2025) | Entreprises et associations (2025) |
|---|---|---|
| 1 | Hameçonnage — 33 % (+ 71 %) | Piratage de compte — 21 % (+ 52 %) |
| 2 | Piratage de compte — 11 % | Hameçonnage — 16 % |
| 3 | Violations de données — 6,6 % | Fraude au virement — 13,5 % (+ 93 %) |
| 4 | Faux support technique — 5,9 % | Rançongiciels — 8,1 % |
| 5 | — | Violations de données — 6,6 % |
Source : Cybermalveillance.gouv.fr, top 10 des cybermalveillances 2025 (particuliers et professionnels).
Forcer un pare-feu correctement configuré coûte cher et prend du temps. Envoyer 10 000 messages piégés ne coûte presque rien. Les attaquants ne cherchent donc pas la faille la plus technique, mais la plus rentable — et c'est presque toujours une personne : un lien cliqué, une pièce jointe ouverte, un mot de passe réutilisé, un virement fait dans l'urgence.
| Texte | Ce qu'il impose |
|---|---|
| RGPD règlement (UE) 2016/679 |
Protection des données personnelles. Entré en vigueur le 24 mai 2016, applicable depuis le 25 mai 2018 (art. 99). Sécurité des traitements (art. 32), notification des violations (art. 33 et 34) — voir module 5. |
| Loi « Informatique et Libertés » n° 78-17 du 6 janvier 1978 |
Le volet français : missions et pouvoirs de la CNIL. Texte vivant : modifié en dernier lieu par la loi n° 2026-403 du 26 mai 2026 (en vigueur au 28 mai 2026). |
| Code pénal art. 323-1 à 323-8 |
Les atteintes aux systèmes de traitement automatisé de données (STAD) : c'est ce qui rend l'attaque pénalement punissable (détail ci-dessous). |
| Code des assurances art. L. 12-10-1 |
Créé par la LOPMI (loi n° 2023-22 du 24 janvier 2023), en vigueur depuis le 24 avril 2023 : l'indemnisation par une assurance cyber est subordonnée au dépôt de plainte sous 72 h — voir module 4. |
| Loi n° 2018-133 du 26 février 2018 |
Transposition de NIS 1 : obligations des OSE (opérateurs de services essentiels) et FSN. C'est le texte qui s'applique aujourd'hui, en attendant NIS 2 (§ 1.5). |
| Infraction | Peine en vigueur |
|---|---|
| Accès ou maintien frauduleux dans un système (art. 323-1 al. 1) | 3 ans d'emprisonnement et 100 000 € d'amende |
| …avec suppression ou modification de données (art. 323-1 al. 2) | 5 ans et 150 000 € |
| Entrave au fonctionnement d'un système (art. 323-2) | 5 ans et 150 000 € — système de l'État : 7 ans et 300 000 € |
| Extraction, détention, reproduction, transmission frauduleuse de données (art. 323-3) | 5 ans et 150 000 € — système de l'État : 7 ans et 300 000 € |
| Infractions en bande organisée contre un système de l'État (art. 323-4-1) | 10 ans et 300 000 € |
| Tentative (art. 323-7) | Les mêmes peines que l'infraction elle-même |
La directive NIS 2 — (UE) 2022/2555 du 14 décembre 2022, entrée en vigueur le 16 janvier 2023 — élargit fortement les obligations de cybersécurité à de nouveaux secteurs, en distinguant entités essentielles et entités importantes. Son article 41 imposait aux États membres de la transposer au plus tard le 17 octobre 2024.
L'hameçonnage (phishing) est un message qui usurpe l'identité d'un tiers de confiance — banque, service public, fournisseur, service informatique, dirigeant — pour vous faire livrer des informations, cliquer sur un lien piégé ou effectuer une action (un virement, une installation).
| Levier | Comment il se manifeste | Ce qu'il cherche à obtenir |
|---|---|---|
| L'urgence | « Sous 24 h », « immédiatement », « dernier rappel », un compte à rebours | Vous empêcher de réfléchir et de vérifier |
| L'autorité | Le dirigeant, la banque, les impôts, la police, le service informatique | Obtenir l'obéissance sans discussion |
| La peur ou le gain | « Votre compte va être fermé », « amende à payer », « colis bloqué » / « remboursement en attente » | Provoquer l'émotion qui court-circuite le raisonnement |
Sur ordinateur, survolez le lien sans cliquer : l'adresse réelle s'affiche en bas du navigateur. Puis lisez-la correctement — et c'est là que presque tout le monde se trompe.
| Piège | Exemple |
|---|---|
| Sous-domaine trompeur | banque.fr.securite-client.com → le vrai domaine est securite-client.com |
| Typosquattage | onn-ofr.fr, micros0ft.com, rnonentreprise.fr (« rn » imite « m ») |
| Nom affiché falsifié | L'expéditeur s'affiche « Direction financière » : ce nom se change en deux clics, il ne prouve rien |
| QR code | Un lien déguisé, illisible à l'œil nu — et un autocollant se recolle par-dessus un vrai |
| Nom | Canal / principe |
|---|---|
| Harponnage (spear phishing) | Hameçonnage ciblé, nourri d'informations réelles sur vous (réseaux sociaux, site de l'entreprise, organigramme). Très crédible : c'est celui qui fonctionne. |
| Smishing | Par SMS (colis, amende, compte bloqué). Signalement gratuit au 33700. |
| Vishing | Par téléphone : faux conseiller bancaire, faux support. En forte hausse (le faux conseiller bancaire : + 159 % en 2025 chez les particuliers). |
| Faux support technique | Écran bloqué, « virus détecté, appelez ce numéro ». Ne jamais appeler : on vous fera installer un outil de prise en main à distance ou payer un dépannage fictif. |
| Usurpation de numéro | Le numéro affiché est falsifié — y compris un numéro interne. En 2025 : + 517 %. Un appel « qui vient de l'intérieur » ne prouve rien. |
13,5 % des demandes d'assistance des entreprises en 2025, en hausse de 93 %. Aucune faille technique n'est exploitée : c'est une manipulation, du début à la fin.
| Forme | Scénario |
|---|---|
| Fraude au président | Un « dirigeant » demande un virement urgent et confidentiel, hors procédure — souvent pendant ses congés, un vendredi soir. |
| Fraude au fournisseur | Un « fournisseur » annonce un changement de coordonnées bancaires. Les factures suivantes partent chez l'escroc. |
| Fraude au faux technicien | Un « prestataire » demande un virement de test pour valider une migration bancaire. |
Rappel du module 1 : le piratage de compte est la première menace des entreprises (21 % des demandes d'assistance en 2025, en hausse de 52 %). Pas le virus. Pas le pirate en cagoule. Votre compte.
Le texte en vigueur est la délibération n° 2022-100 du 21 juillet 2022, qui a abrogé la délibération n° 2017-012 du 19 janvier 2017. Elle raisonne en entropie — une mesure de l'imprévisibilité, en bits : plus elle est haute, plus il faut d'essais pour retrouver le mot de passe.
| Cas | Entropie minimale | Exemples donnés par la CNIL |
|---|---|---|
| Cas 1 Mot de passe seul, sans aucune mesure complémentaire |
80 bits | • 12 caractères minimum avec majuscules, minuscules, chiffres et caractères spéciaux (parmi au moins 37 spéciaux possibles) • ou 14 caractères avec majuscules, minuscules et chiffres, sans spécial obligatoire • ou une phrase de passe d'au moins 7 mots |
| Cas 2 Mot de passe + restriction d'accès (blocage, temporisation, captcha) |
50 bits | • 8 caractères minimum, 3 des 4 catégories • ou une phrase de passe de 5 mots • ou 16 chiffres Restrictions admises : blocage après 10 échecs au plus, temporisation, plafond de tentatives, captcha |
| Cas 3 Code de déverrouillage d'un matériel que l'on détient (carte à puce) |
13 bits | • 4 chiffres minimum, avec blocage après 3 échecs au plus C'est le cas du code de carte bancaire |
| Attaque | Principe | La défense |
|---|---|---|
| Force brute | Essai automatisé de toutes les combinaisons | La longueur : chaque caractère multiplie le travail |
| Dictionnaire | Mots courants, prénoms, mots de passe déjà fuités et leurs variantes prévisibles | L'imprévisibilité : ni mot courant, ni date, ni nom propre |
| Bourrage d'identifiants (credential stuffing) | Rejeu, sur des milliers de sites, de couples identifiant/mot de passe issus de fuites | Un mot de passe différent par service : c'est la seule parade |
Personne ne peut mémoriser cinquante phrases de passe différentes. C'est exactement le problème que résout un gestionnaire de mots de passe : un coffre chiffré, protégé par une seule phrase de passe solide, qui génère et retient un mot de passe unique par service.
Le MFA combine au moins deux facteurs de nature différente :
| Facteur | Exemples |
|---|---|
| Ce que je sais | Mot de passe, code PIN |
| Ce que je possède | Téléphone, application d'authentification, clé de sécurité physique |
| Ce que je suis | Empreinte digitale, reconnaissance faciale |
| Second facteur | Niveau | Pourquoi |
|---|---|---|
| Clé de sécurité physique (FIDO2) | ★★★ | Résistante à l'hameçonnage : elle vérifie elle-même le domaine, un faux site ne peut pas la tromper |
| Application d'authentification | ★★ | Bon niveau, hors ligne — mais un code peut encore être rejoué sur un faux site en temps réel |
| Code par SMS | ★ | Le plus faible : détournable par fraude à la carte SIM — mais infiniment mieux que rien |
| Règle | Pourquoi |
|---|---|
| Un compte = une personne | Un compte est nominatif : il engage son titulaire. Le prêter détruit la traçabilité — et vous répondez de ce qui sera fait avec. |
| Moindre privilège | Chacun n'a que les droits nécessaires. Un code malveillant s'exécute avec vos droits : administrateur, il prend toute la machine. |
| Verrouiller son poste | Windows + L, systématiquement, même pour deux minutes. Éteindre l'écran ne verrouille rien. |
| Changer quand il le faut | Le renouvellement périodique systématique n'est plus recommandé pour les comptes courants (il pousse à des variantes prévisibles : Mdp01, Mdp02…). Il reste préconisé pour les comptes à privilège. |
Un rançongiciel chiffre vos fichiers et réclame une rançon en échange de la clé. Les portes d'entrée les plus fréquentes : un message piégé (module 2), un accès distant mal protégé (module 3), une faille non corrigée.
Les groupes d'attaquants ont changé de méthode. Désormais, ils volent les données avant de les chiffrer. Vous subissez donc deux chantages :
La LOPMI (loi n° 2023-22 du 24 janvier 2023) a créé l'article L. 12-10-1 du code des assurances, en vigueur depuis le 24 avril 2023 :
| Chiffre | Signification |
|---|---|
| 3 | copies des données |
| 2 | supports différents |
| 1 | copie hors site |
| Mesure | Pourquoi elle est décisive |
|---|---|
| Mises à jour | Beaucoup d'attaques exploitent des failles connues et déjà corrigées : le correctif existait, il n'avait pas été appliqué. (Une faille « zero-day », inconnue de l'éditeur, est bien plus rare que ce qu'on imagine.) |
| Sauvegardes hors ligne | La seule mesure qui permette de récupérer ses données sans payer |
| MFA sur les accès distants | Les accès exposés sur Internet et protégés par un simple mot de passe sont une porte d'entrée privilégiée |
| Moindre privilège | Limite ce qu'un code malveillant peut atteindre en s'exécutant avec vos droits |
Vidéo diffusée via la plateforme officielle de la CNIL (video.cnil.fr).
Toute information se rapportant à une personne physique identifiée ou identifiable, directement ou indirectement. C'est le « indirectement » qui surprend.
| C'est une donnée personnelle | Ce ne l'est pas |
|---|---|
| Nom, adresse e-mail (même professionnelle et nominative), téléphone, photo, adresse IP, plaque d'immatriculation, identifiant de connexion, données de géolocalisation, enregistrement vocal | Des données vraiment anonymes, impossibles à réassocier à quiconque — c'est bien plus rare qu'on ne le croit |
Certaines catégories (art. 9 du RGPD) sont particulièrement protégées : santé, origine raciale ou ethnique, opinions politiques, convictions religieuses ou philosophiques, appartenance syndicale, données génétiques, biométriques, vie ou orientation sexuelle. Leur traitement est interdit par principe, sauf exceptions encadrées.
| Réflexe | Pourquoi |
|---|---|
| Minimiser | On ne collecte et on ne transmet que ce qui est nécessaire. La donnée qu'on n'a pas ne peut pas fuir. |
| Vérifier le destinataire | La complétion automatique du champ « À : » est une cause de fuite massive. Un homonyme, et le fichier part dehors. |
| Utiliser Cci | Un envoi groupé en « À » ou « Cc » divulgue toutes les adresses à tout le monde : c'est une violation de données, et un grand classique de la mise en demeure CNIL. |
| Chiffrer / protéger | Un fichier de données sensibles ne s'envoie pas en clair en pièce jointe. Mot de passe transmis par un autre canal — jamais dans le même message. |
| Écran propre | Poste verrouillé, papiers rangés, rien d'oublié sur l'imprimante. Le risque n'est pas toujours numérique. |
| Ne pas contourner | Pas de fichier client copié sur une clé USB personnelle, pas d'envoi vers sa messagerie privée « pour travailler ce soir » : c'est le shadow IT, et il fait sortir la donnée de toute protection. |
Une violation, ce n'est pas seulement une fuite. C'est toute atteinte à la confidentialité (divulgation), à l'intégrité (altération) ou à la disponibilité (perte, destruction, chiffrement) de données personnelles.
| Obligation | Fondement | Seuil | Délai |
|---|---|---|---|
| Notifier la CNIL | Art. 33 du RGPD | Violation susceptible d'engendrer un risque | « dans les meilleurs délais et, si possible, 72 h au plus tard » après en avoir pris connaissance |
| Informer les personnes | Art. 34 du RGPD | Violation susceptible d'engendrer un risque élevé | « dans les meilleurs délais » |
| Plafond | Ce qu'il sanctionne |
|---|---|
| 10 M€ ou 2 % du CA (art. 83 §4) | Les obligations des responsables et sous-traitants : sécurité (art. 32), notification des violations (art. 33 et 34), DPO, analyse d'impact, privacy by design (art. 25 à 39) |
| 20 M€ ou 4 % du CA (art. 83 §5) | Les principes de base (licéité, consentement — art. 5 à 9), les droits des personnes (art. 12 à 22), les transferts hors UE (art. 44 à 49) |
Votre employeur peut-il ouvrir vos fichiers ? La réponse tient en deux arrêts — et presque tout le monde n'en connaît qu'un.
| Arrêt | Ce qu'il pose |
|---|---|
| Nikon Cass. soc., 2 octobre 2001, n° 99-42.942 | Le salarié a droit, même au temps et au lieu de travail, au respect de l'intimité de sa vie privée, ce qui implique le secret des correspondances. L'employeur ne peut pas prendre connaissance des messages personnels — même s'il a interdit tout usage non professionnel. |
| L'arrêt qui nuance tout Cass. soc., 18 octobre 2006, n° 04-48.025 | Les dossiers et fichiers créés par le salarié avec l'outil professionnel sont présumés avoir un caractère professionnel, sauf s'il les identifie comme personnels — auquel cas l'employeur peut y accéder hors sa présence. |
L'accord national interprofessionnel (ANI) du 26 novembre 2020 relatif à la mise en œuvre réussie du télétravail, étendu par arrêté du 2 avril 2021 (donc applicable à tous les employeurs de son champ, même non adhérents), pose que :
| Situation | La règle |
|---|---|
| Wi-Fi public (gare, hôtel, café) | Réseau non maîtrisé : on utilise le VPN de l'entreprise, ou à défaut le partage de connexion de son téléphone. Sans VPN, on s'abstient de tout ce qui est sensible. |
| Bornes de recharge USB | Une prise USB inconnue peut transporter des données, pas seulement du courant. On branche sur une prise électrique, avec son propre chargeur. |
| Écran dans le train | Le voisin lit par-dessus l'épaule : filtre de confidentialité, et pas de dossier sensible dans un lieu public. Ni de conversation téléphonique confidentielle. |
| Matériel jamais laissé sans surveillance | Ni dans une voiture, ni dans une chambre d'hôtel, ni dans une consigne. Le vol d'ordinateur reste une cause majeure de fuite. |
| Chiffrement du disque | C'est ce qui fait la différence entre un ordinateur volé et une violation de données à notifier à la CNIL. |
| Téléphone | Verrouillage, mises à jour, applications issues des magasins officiels uniquement. Le téléphone porte souvent le second facteur (module 3) : c'est une clé, pas un gadget. |
| Dispositif | À quoi il sert |
|---|---|
| 17Cyber (17cyber.gouv.fr) | Le réflexe cyber pour les particuliers, les entreprises et les collectivités : un diagnostic en ligne, des conseils personnalisés, une mise en relation avec la police ou la gendarmerie et, si besoin, avec des prestataires de proximité. Le « 17 » du numérique. |
| Cybermalveillance.gouv.fr | Le dispositif national d'assistance aux victimes (GIP ACYMA) : fiches réflexes, annuaire de prestataires référencés, contenus de sensibilisation. |
| La CNIL | Notification des violations de données personnelles (art. 33 du RGPD, module 5). |
| L'ANSSI (cyber.gouv.fr) | L'agence nationale : référentiels, guides, et traitement des incidents pour les entités critiques (OIV, OSE) — pas un service d'assistance pour toutes les entreprises. |
| Police / gendarmerie | Dépôt de plainte — indispensable pour l'assurance (art. L. 12-10-1, module 4), et à faire avant la réinstallation des systèmes. |
| 33700 / Signal Spam | Signalement des SMS et appels frauduleux / des messages d'hameçonnage. |
| Module | Le réflexe |
|---|---|
| 1 — La menace | En entreprise, la cible n° 1 est votre compte, pas votre machine |
| 2 — Hameçonnage | Plus c'est urgent, plus il faut ralentir — et vérifier par un autre canal |
| 3 — Mots de passe | Un mot de passe par service, un gestionnaire, et le MFA partout où c'est possible |
| 4 — Rançongiciels | La sauvegarde déconnectée et testée est la seule assurance qui restaure vraiment |
| 5 — Données | Minimiser, vérifier le destinataire, et signaler toute violation sans attendre |
| 6 — Incident | Isoler, alerter, préserver, ne pas improviser — et alerter même en cas de doute |
Toutes les sources ci-dessous ont été vérifiées dans leur version en vigueur au 17 juillet 2026.
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